Trop jeunes pétales soufflés par les vents noirs Échoués sur les rives d'une mer de silence Combien encore devrons-nous attendre Que passent les orages Ô fugue dissonante Berce nos pas vers l'horizon Car tout au bout de ces sentiers de cendres Nous attend la promesse d'un ciel plus calme Et si de nos peines naissent de nouveaux espoirs Les flammes éteintes trouveront leur grâce Trop loin de nos terres où chantent les ruisseaux Trop loin de nos frères en proie aux nuits d'ombre Pourrons-nous un jour, retrouver ensemble Ces verts paysages Car c'est là que nous chantons depuis des âges Ignorant l'hiver et la foudre des armes Dorés souvenirs de nos innocences Aujourd'hui envolées si loin
